La retraite d’un notaire se joue rarement sur un seul régime. Avant de devenir titulaire d’un office ou associé, beaucoup ont d’abord été clercs, notaires salariés, parfois juristes ou cadres.
Chaque étape a ouvert des droits dans un régime différent : la CRPCEN (Caisse de Retraite et de Prévoyance des Clercs et Employés de Notaires) pour les années salariées, la CPRN (Caisse de Prévoyance et de Retraite des Notaires) pour l’exercice libéral, parfois le régime général. Réunir cet ensemble, vérifier chaque droit et choisir la meilleure date de départ demande une lecture d’expert.
Selon nos dossiers, 85% présentent au moins une anomalie.

Origami&Co reconstitue l’intégralité de votre carrière et pilote vos régimes, avec un interlocuteur unique.

Pourquoi la retraite d’un notaire est un cas à part

Deux régimes selon votre mode d’exercice

Le régime de retraite d’un notaire dépend directement de la façon dont il exerce. Le notaire libéral, titulaire d’un office ou associé, relève de la CPRN pour sa retraite complémentaire et de la CNAVPL (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales) pour sa base. Le notaire salarié, lui, relève de la CRPCEN, comme les clercs et les employés des offices. Deux mondes, deux logiques de cotisation, deux calculs de pension. Toute comparaison directe entre eux est trompeuse.

Des carrières souvent construites en plusieurs temps

Rares sont les notaires libéraux installés dès le premier jour de leur carrière. Beaucoup ont commencé comme clerc, sont passés notaire salarié, puis sont devenus associés ou titulaires. D’autres ont exercé un métier juridique ou occupé un poste de cadre avant de rejoindre le notariat. Ces périodes ont ouvert des droits à la CRPCEN, au régime général et à l’Agirc-Arrco (la retraite complémentaire des salariés du privé). Vous êtes alors polypensionné : votre pension se répartit entre plusieurs caisses qu’il faut réunir.

Des anomalies fréquentes sur les relevés

Années de clerc mal reportées, passage du salariat au libéral mal enregistré, incohérences entre la CRPCEN et la CPRN : les erreurs se logent surtout aux jointures entre régimes. Une anomalie non corrigée avant la liquidation de vos droits est, dans la majorité des cas, définitive. C’est précisément là que se joue une part de votre future pension.

Vos régimes selon votre mode d’exercice

Le premier réflexe d’un accompagnement consiste à cartographier vos régimes selon les statuts que vous avez occupés.

Le notaire libéral (titulaire ou associé)

Votre retraite repose sur deux étages. La retraite de base est gérée par la CNAVPL, selon un système de points. La retraite complémentaire est gérée par la CPRN et pèse l’essentiel de votre pension. Elle comprend deux sections : la section B, une cotisation forfaitaire assise sur le produit de votre étude et répartie en classes, et la section C, une cotisation proportionnelle à vos revenus. Le niveau de classe que vous atteignez au fil de votre carrière influence directement le montant de votre pension future.

Section B

10 points acquis par an en classe 1, contre 50 points en classe 5 (soit 60 points sur 6 ans, au lieu de 300) ;

Section C : cotisation proportionnelle

La cotisation annuelle s’élève à 4,10 % de la moyenne 3 ans de produits de base de l’office (en 2026, il s’agit des exercices 2022, 2023 et 2024).

Pour les Notaires associés, le calcul des cotisations est effectué au prorata des parts respectives dans les bénéfices.

Le notaire salarié, le clerc et l’employé

Si vous exercez comme notaire salarié, vous relevez de la CRPCEN, le régime spécial des salariés du notariat, tout comme les clercs et les employés d’office. Ce régime intègre la base et la complémentaire dans un seul calcul, assis sur vos meilleurs salaires cotisés. Ses règles de durée et de taux lui sont propres et diffèrent nettement de celles du libéral. Nous détaillons son fonctionnement sur notre page dédiée à la CRPCEN.

Moyenne des 25 meilleures années, taux plein et durée d’assurance exigée. Valeurs à actualiser au millésime en cours.

La carrière mixte : réunir CRPCEN, CPRN et régime général

C’est le cas le plus fréquent, et le plus exposé aux erreurs. Un notaire qui a été clerc puis salarié avant de s’installer cumule des droits à la CRPCEN (années salariées) et à la CPRN (années libérales), parfois au régime général pour un emploi antérieur. Chaque caisse doit avoir correctement enregistré sa part. Les réunir, vérifier leur cohérence et corriger les oublis est le cœur de notre travail.

Voici comment se répartissent vos régimes selon votre statut :

CritèreNotaire libéral (titulaire ou associé)Notaire salarié, clerc, employé
StatutTravailleur non salariéSalarié du notariat
Régime de baseCNAVPL (par points)CRPCEN
Régime complémentaireCPRN (sections B et C)CRPCEN (intégré à la base)
Assiette de cotisationProduit de l’étude pour la section B et revenus pour la section CSalaires cotisés à la CRPCEN
Autres droits possiblesRégime général et Agirc-Arrco pour les périodes salariées antérieuresRégime général pour les emplois exercés hors du notariat

Les leviers d’optimisation propres aux notaires

Vérifier vos droits n’est qu’une première étape. L’objectif est de construire la meilleure stratégie de départ possible.

1. Réunir et régulariser les périodes de clerc et de salariat

Les années de clerc ou de notaire salarié, souvent anciennes, sont celles où les omissions sont les plus fréquentes. Les récupérer et les faire valider par la CRPCEN, justificatifs à l’appui, peut représenter plusieurs trimestres et des droits complémentaires oubliés.

2. Arbitrer votre section et votre classe de cotisation à la CPRN

Le niveau de classe à la section B de la CPRN est un arbitrage entre l’effort de cotisation pendant votre activité et le montant de votre pension future. Bien calibré, c’est un levier puissant ; mal anticipé, une occasion manquée. Nous l’étudions selon votre situation.

3. Arbitrer le rachat de trimestres

Le rachat n’est utile que dans certains cas. Bien ciblé, un rachat de trimestres peut vous permettre d’atteindre le taux plein plus tôt et d’éviter une décote durable. Nous en chiffrons le coût face au gain de pension réellement attendu, base et complémentaire comprises, avant que vous ne décidiez.

4. Choisir votre date de départ et anticiper l’arrêt de votre activité

Pour liquider votre retraite de notaire libéral, vous devez en principe cesser vos fonctions, ce qui coïncide souvent avec la transmission de votre office. Le calendrier de votre départ et celui de votre cessation d’activité doivent donc être pensés ensemble, pour atteindre le taux plein sans perdre de mois. Les règles de cumul emploi-retraite propres au notaire, différentes selon que vous poursuivez ou non une activité, méritent d’être vérifiées au cas par cas. Nous calculons plusieurs scénarios de date et vous remettons un comparatif clair. Nous intervenons sur le seul volet retraite et travaillons aux côtés de vos conseils habituels pour le reste.

Notre méthode d’accompagnement

Notre démarche est à la fois pédagogique (pour que vous compreniez chaque décision) et méthodique (pour ne laisser aucune anomalie subsister). Elle se déroule en 6 étapes :

1. Pré-analyse et collecte

Pré-analyse et collecte des documents pour la reconstitution de votre carrière, puis validation auprès des caisses.

2. Recherche réglementaire

Recherche de toutes les particularités réglementaires applicables à votre situation.

3. Calculs des pensions

Calculs des futurs montants de vos pensions à différentes dates.

4. Comparatif des scénarios

Comparatif des scénarios mettant en exergue le plus avantageux pour vous.

5. Remise de votre étude

Remise de votre étude vous permettant de bien comprendre vos enjeux.

6. Mise en œuvre

Mise en œuvre des préconisations choisies.

De la première analyse à la mise en œuvre, vous gardez un interlocuteur unique pour l’ensemble de vos régimes.

Marilyn Vilardebo - Origami & Co

Marilyn Vilardebo et Origami & Co dans la presse

Marilyn Vilardebo a fondé Origami&Co après plusieurs années d’expertise dans le conseil retraite et l’accompagnement des CSP+. Son approche : traiter chaque dossier retraite avec la même rigueur qu’un dossier patrimonial, parce que c’en est un.

Origami&Co est régulièrement sollicité par les médias économiques de référence sur les sujets retraite des professions de santé et des CSP+. Le cabinet accompagne ses clients depuis ses bureaux de Lyon et de Paris, avec des échanges à distance partout en France et à l’international.

Vu dans la presse : BFMTV · Les Échos · Le Point · Capital · La Tribune · Le Progrès

Questions fréquentes

L’âge légal d’ouverture des droits est le même que pour les autres assurés et se relève progressivement selon votre année de naissance. Le taux plein dépend de votre durée d’assurance, tous régimes confondus. Pour un notaire polypensionné, cette durée s’apprécie en additionnant les trimestres de la CRPCEN, de la CPRN et du régime général. Partir avant d’avoir réuni cette durée applique une décote sur votre pension ; poursuivre au-delà ouvre droit à une surcote. Le bon calcul du taux plein, tous régimes réunis, est donc déterminant.

Non. Le notaire libéral (titulaire ou associé) relève de la CNAVPL pour sa base et de la CPRN pour sa complémentaire. Le notaire salarié relève de la CRPCEN, comme les clercs et les employés. Un même notaire peut avoir cotisé aux deux au cours de sa carrière.

Oui. Vos années de clerc ont ouvert des droits à la CRPCEN, qui restent acquis et s’ajoutent à vos droits CPRN de notaire libéral. Les réunir et vérifier leur exactitude est l’un des premiers points de notre accompagnement.

La complémentaire de la CPRN fonctionne en deux sections : la section B, forfaitaire et répartie en classes selon le produit de l’étude, et la section C, proportionnelle à vos revenus. Les deux s’additionnent et forment la part principale de votre pension de libéral.

La liquidation de votre retraite de notaire libéral suppose en principe la cessation de vos fonctions. Le cumul emploi-retraite reste possible sous conditions, avec des règles qui diffèrent selon la nature de l’activité poursuivie. Ce point mérite une vérification précise selon votre situation.

En cas de décès, votre conjoint peut percevoir une pension de réversion, calculée selon les règles propres à chaque régime où vous avez cotisé (CPRN, CRPCEN, régime général). Nous intégrons ce volet à votre bilan pour sécuriser la protection de vos proches.

La transmission de votre office marque la fin de votre activité libérale et conditionne la liquidation de vos droits à la CPRN. C’est pourquoi la date de cession et la date de départ en retraite doivent être anticipées ensemble. Nous vous aidons à les synchroniser sur le seul plan de vos droits retraite.

Idéalement au moins 5 ans avant la date de départ envisagée, le temps de régulariser les anomalies et d’étudier les scénarios d’optimisation. Un accompagnement s’étale sur plusieurs mois, de l’audit initial à la vérification du premier versement.

Votre carrière internationale est unique, votre retraite doit l’être aussi. Échangeons sur les pays que vous avez traversés, vos statuts successifs et vos objectifs : nous vous présenterons concrètement ce qu’un accompagnement Origami&Co peut apporter à votre dossier.

Échangeons sur votre situation !

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