Depuis la réforme des retraites de 2023, l’âge légal de départ à la retraite est progressivement relevé à 64 ans. Toutefois, plusieurs dispositifs permettent, sous conditions, un départ anticipé. Ces dispositifs sont regroupés sous la notion juridique de « retraite anticipée », qui regroupe plusieurs cas de figure permettant un accès aux droits à pension avant l’âge légal.

  1. La retraite anticipée pour carrière longue

Il s’agit sans doute du mécanisme le plus connu. Il permet un départ anticipé à condition d’avoir commencé à travailler jeune et d’avoir validé un certain nombre de trimestres cotisés avant un âge seuil.

Pour en bénéficier, deux conditions cumulatives doivent être remplies :

  • Avoir commencé à travailler avant un certain âge (souvent avant 16, 18 ou 20 ans selon les générations) ;
  • Justifier d’un nombre minimum de trimestres cotisés, variables selon l’année de naissance et l’âge de départ envisagé.

Exemple : Une personne née en 1972 peut bénéficier d’une retraite à taux plein dès 58 ans si elle justifie de 5 trimestres cotisés avant la fin de l’année civile de ses 16 ans et qu’elle totalise 172 trimestres cotisés à 58 ans. Attention : seuls les trimestres effectivement cotisés sont pris en compte, à l’exclusion des trimestres assimilés (ex. : chômage, maternité).

  1. La retraite anticipée pour les personnes en situation de handicap

Les assurés ayant été en situation de handicap peuvent également prétendre à un départ anticipé, sous réserve de remplir plusieurs conditions cumulatives, notamment :

  • Un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 % (ou reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé avant 2016) ;
  • Un nombre de trimestres cotisés en situation de handicap suffisant ;
  • Une durée d’assurance totale minimale.

Exemple : Un assuré né en 1972 peut partir à la retraite à 55 ans à taux plein s’il justifie de 111 trimestres cotisés en situation de handicap.

À défaut de remplir ces conditions strictes, un départ anticipé peut toutefois être envisagé au titre de l’inaptitude au travail (voir point suivant).

  1. La retraite anticipée pour inaptitude ou présomption d’inaptitude

Un départ à la retraite est possible dès 62 ans pour les assurés reconnus inaptes au travail. Cette inaptitude doit être constatée par le médecin-conseil de la caisse de retraite ou par le médecin du travail.

Outre la reconnaissance médicale, certains assurés bénéficient d’une présomption d’inaptitude, notamment :

  • Les titulaires d’une pension d’invalidité ;
  • Les bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) ;

Ce dispositif constitue une voie de recours pour les personnes ne remplissant pas les conditions de la retraite anticipée pour handicap, mais dont l’état de santé ne permet pas la poursuite d’une activité professionnelle.

  1. La retraite anticipée pour incapacité permanente liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle

Les victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle peuvent, sous conditions, bénéficier d’une retraite à taux plein à partir de 60 ans.

Pour cela, il est nécessaire de justifier :

  • D’un taux d’incapacité permanente d’au moins 20 % reconnu au titre de l’accident ou de la maladie ;
  • Ou, en cas de taux compris entre 10 % et 19 %, d’une validation par une commission spécifique de la caisse de retraite, sur la base de l’exposition à des facteurs de pénibilité ou de la gravité de la pathologie.

Mais comment s’y retrouver seul ?

Origami&Co vous accompagne à étudier les dispositifs en vigueur et qui vous permette de bénéficier d’une meilleure retraite au plus tôt !!

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