Comment faire le rapprochement entre le montant de ses pensions de retraite annoncées par les caisses et son virement bancaire ?

Avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source et les multiples aménagements effectués sur les prélèvements sociaux au cours des dernières années, comprendre les montants nets des pensions versées sur son compte bancaire devient laborieux pour un jeune retraité.

Rappelons tout d’abord quelques principes importants :

  • Chaque caisse de retraite verse sa part de pension. Ainsi, un ancien salarié du secteur privé percevra un virement de l’Assurance Retraite (régime de base) et un virement de ses caisses complémentaires (ARRCO-AGIRC).
  • La périodicité des virements est normalement mensuelle. Toutefois, lorsque les droits acquis dans un régime sont faibles, le paiement peut intervenir à échéance trimestrielle, annuelle ou encore sous forme de capital unique.
  • Des prélèvements sociaux au titre de la C.S.G., de la C.R.D.S. et de la C.A.S.A. sont appliqués sur le montant brut de la pension Des cas d’exonérations partielles ou totales sont toutefois prévus, (détail ci-après).
  • Le montant net de la pension (après prélèvements sociaux) est dorénavant impacté par le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Vos caisses de retraite appliquent le taux de prélèvement communiqué par l’administration fiscale (DGFIP).

In fine, les virements de pension effectués sur votre compte bancaire tiennent compte de tous ces critères.

Zoom sur les prélèvements sociaux applicables aux pensions de retraite

Jusqu’au 31 décembre 2017, les prélèvements sociaux pour un assuré ne bénéficiant d’aucune exonération se composaient comme suit :

Prélèvement Taux
Contribution sociale généralisée (CSG) 6,60%
Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) 0,50%
Contribution de solidarité pour l’autonomie (Casa) 0,30%
TOTAL 7,40%

 

Pour les retraites complémentaires ARRCO-AGIRC et IRCANTEC, un prélèvement supplémentaire de 1% s’ajoute au titre de la cotisation d’assurance maladie.

Comme évoqué précédemment, ce système prévoyait une exonération totale de prélèvement ou l’application de taux réduit pour les assurés les plus fragiles.

A compter du 1er janvier 2018, le taux de la CSG est augmenté de 1,70%, passe de 6,60% à 8,30%.

Au global, le taux normal de prélèvement passe à 9,10%.

A compter du 1er janvier 2019 et suite aux revendications du mouvement des « gilets jaunes », un assouplissement est décidé : un taux médian de CSG à 6,60% est appliqué pour certains assurés en fonction de leur revenu fiscal de référence.

Dorénavant, quatre situations peuvent se présenter :

  • Exonération de CSG, CRDS et Casa ;
  • Assujettissement à la CSG au taux de 3,8 % (taux réduit) et CRDS ;
  • Assujettissement au taux de 6,6 % (taux médian) et CRDS et Casa ;
  • Assujettissement au taux de 8,3 % (taux normal) et CRDS et Casa.

Exemple pour un assuré dont les revenus excèdent le seuil 3, avec une pension brute mensuelle composé comme suit :

  • Régime Général : 1 400 € brut mensuel
  • ARRCO : 1 000 € brut mensuel
  • AGIRC : 2 500 € brut mensuel

Avant le 31/12/2017, les prélèvements sociaux s’élevaient à 397,60 € mensuel composé comme suit :

  • Régime Général :  1 400 * 7.40% = 103,6 €
  • ARRCO : 1 000 * 8,40% = 84 €
  • AGIRC : 2 500 * 8,40% = 210 €

Depuis le 1er janvier 2018, les prélèvements sociaux s’élèvent à 480,90 € mensuel composé comme suit :

  • Régime Général :             1 400 * 9.10%   = 127,40 €
  • ARRCO :                               1 000 * 10,10% = 101 €
  • AGIRC :                                2 500 * 10,10% = 252,50 €

Soit presque 100€ de prélèvements sociaux supplémentaires !

Annexe :

Le tableau ci-après détaille les seuils à respecter pour l’application des divers taux évoqués :

Quel est l’impact d’une dette de cotisation sur la mise en place des retraites ?

Afin de financer leurs futurs droits à retraite, les chefs d’entreprises et les professionnels libéraux reçoivent des appels de cotisations émis par leur caisse :

  • Les caisses régionales de la Sécurité Sociale des Indépendants pour les chefs d’entreprises ;
  • Les caisses en charge des dix sections professionnelles représentant les groupes de métiers pour les professionnels libéraux.

Le paiement de chaque appel de cotisations, auprès du régime de base et des régimes complémentaires, permet d’augmenter les droits qui seront liquidés lors de la mise en place des retraites.

Une absence de règlement ou un défaut d’enregistrement du paiement par la caisse compétente entraîne une mise en anomalie du compte de l’assuré. Qu’elle soit justifiée ou non, la présence de cette dette de cotisation a une incidence sur la mise en place des pensions.

Les conséquences sont différentes selon que l’assuré relève de la Sécurité Sociale des Indépendants ou d’une caisse libérale.

Notons toutefois une règle commune à tous les régimes : le paiement d’une dette de cotisation postérieurement à la date d’effet des retraites n’a aucune incidence sur les droits de l’assuré. En effet, toute cotisation versée après la date d’effet de la première retraite mise en place est « non-génératrice de droits nouveaux ».

Cette situation est à éviter dans toute la mesure du possible, et il convient donc de l’anticiper avant toute démarche de demande de retraite. Il faut également prendre garde aux délais des procédures de recours gracieux des majorations de retard issues de cette dette.

1 / Le traitement d’une dette de cotisation auprès de la Sécurité Sociale des Indépendants :

Dans le régime des indépendants, la présence d’une dette de cotisation ne fait pas obstacle à la mise en paiement des pensions. Les cotisations non versées ou non enregistrées ne génèrent bien sûr aucun droit : la pension sera donc diminuée.

Si la dette n’est pas prescrite, l’organisme en réclamera le paiement, par voie d’huissier si nécessaire. Comme évoqué précédemment, il faudra s’en acquitter avant la date d’effet afin que le paiement ait une incidence favorable sur les pensions à percevoir.

Si la dette est prescrite, la Sécurité Sociale des Indépendants pourra proposer de régulariser la situation lors de la demande de retraite. Il est également possible de solliciter l’organisme afin d’obtenir un état de la dette à régulariser. Notons que la proposition de régularisation manque parfois de visibilité sur les droits à régulariser (et leur incidence sur les pensions).

Les compétences d’un expert sont dans ce cas incontournables afin de reconstituer les droits et de vérifier la durée d’amortissement du règlement de la dette.

2 / Le traitement d’une dette de cotisation auprès des caisses libérales

Auprès des caisses libérales, la présence d’une dette de cotisation peut s’avérer désastreuse : le paiement de la dette reste exigible quelle que soit son ancienneté.

Auprès du régime de base, notons la présence d’un délai de forclusion de 5 ans : le paiement d’une dette de cotisation ultérieurement à ce délai entraîne l’obtention des trimestres mais aucun point de retraite ne sera validé.

Par ailleurs, la pension du régime de base peut être mise en paiement à la date d’effet souhaitée malgré l’absence de règlement de la dette. Néanmoins, le paiement des sommes dues sera prélevé directement sur la pension versée.

Les règlementations des régimes complémentaires sont plus contraignantes. Elles prévoient l’absence de mise en paiement tant que le compte de l’assuré n’est pas à jour des cotisations.

Le risque majeur de cette situation consiste à devoir décaler la date d’effet des pensions complémentaires.

Outre la perte de plusieurs mois de pensions complémentaires, ce report aura des conséquences fâcheuses sur les modalités de cumul emploi-retraite applicables : le cumul dit « libéralisé » (sans contrainte de rémunération) nécessite de percevoir l’intégralité des pensions.

Pour les chefs d’entreprises et libéraux qui font face à une dette de cotisation présumée ou réelle, le meilleur conseil est donc d’anticiper la situation plusieurs mois avant d’envisager la mise en place des retraites.

Et bien sûr, d’être accompagné par les compétences d’un véritable expert.

Chômeurs en fin de carrière, des subtilités existent !

Afin de préserver les droits à retraite, la règlementation prévoit, dans certains cas, une validation de droits à retraite au titre des périodes de chômage, indemnisées ou non-indemnisées. Ce dispositif permet d’amortir l’incidence d’une perte d’emploi sur les futures pensions.

La validation de trimestres et de points pour les périodes de chômage relève de la compétence des régimes dans lesquels l’assuré cotisait précédemment.

Pour le cas particulier des professionnels libéraux, notons que les caisses de profession libérale n’accordent aucun droit à retraite lors d’une radiation suivie d’une inscription auprès de Pôle Emploi.

Outre l’acquisition possible de droits au titre des période de chômage subies au cours d’une carrière, le législateur a étoffé la règlementation pour les assurés en situation de chômage à l’approche de leur future retraite.

Tout d’abord, la durée possible d’indemnisation par Pôle Emploi est étendue pour les assurés âgés d’au moins 53 ans : elle passe progressivement de 24 mois à 36 mois d’indemnisation.

Par ailleurs, les assurés qui ne réunissent pas les conditions pour obtenir leur retraite à taux plein dès l’âge légal (62 ans pour les générations 1955 et suivantes) peuvent bénéficier du maintien de leurs allocations Pôle Emploi jusqu’à la date d’obtention du taux plein.

Il convient toutefois de réunir les conditions suivantes :

  • Être indemnisé depuis au moins un an ;
  • Justifier de 12 ans d’affiliation à l’Assurance chômage dont une année continue ou 2 années discontinues durant les 5 dernières années de travail ;
  • Réunir au moins 100 trimestres validés par l’assurance vieillesse.

Lorsque l’allocation Pôle Emploi est supérieure au montant estimé des futures pensions de retraite, la situation financière des bénéficiaires de ce dispositif est clairement positive.

D’un strict point de vue d’optimisation financière, la régularisation de la carrière ou l’utilisation de dispositifs de rachat de trimestres peuvent devenir non pertinente dans le cas présent… du moins, temps que la date d’obtention du taux plein n’est pas atteinte.

A fortiori, l’optimum financier peut conduire à réfléchir aux leviers permettant d’étendre la durée d’indemnisation jusqu’à l’âge légal. Signalons à ce titre qu’une reprise d’activité n’entraîne pas forcément une cessation des allocations Pôle Emploi. Si les revenus issus de la reprise d’activité sont restreints, les allocations Pôle Emploi seront maintenues avec X jours de carence par mois.

Ces jours de carence d’allocations ne sont pas définitivement perdus : ils sont reportés dans les jours restant à indemniser. De facto, la durée d’indemnisation augmente… parfois suffisamment pour être en cours d’indemnisation à l’âge légal.

Exemple :

Monsieur Y se retrouve en situation de chômage au 1er janvier 2019, soit à 60 ans et 6 mois, pour une durée d’indemnisation de seulement 16 mois compte tenu des droits acquis lors de son dernier emploi.

La fin de ses allocations Pôle Emploi interviendra donc le 30 avril 2020 (61 ans et 10 mois). Il atteindra l’âge légal de sa retraite le 1er juillet 2020 (62 ans).

Le montant de ses allocations (environ 3 500 € net mensuel) est largement supérieur à l’estimation de ses futures pensions (environ 2 550 € net mensuel).

Ses relevés de carrière mentionnent 130 trimestres sur l’ensemble sa carrière au 1er janvier 2019.

Si M. Y reprend une activité avec des revenus limités à un certain montant, il pourra conserver la perception de ses allocations en générant 6 jours de carence chaque mois à compter du 1er janvier 2019.

Au 30 avril 2020, il aura obtenu un total de 96 jours de carence. Ces jours repousseront la date de fin d’indemnisation à une date ultérieure au 1er juillet 2020.

Etant en cours d’indemnisation à l’âge légal (1er juillet 2020), sans réunir les conditions du taux plein, il pourra bénéficier du maintien de ses allocations Pôle Emploi.

Lors de l’obtention du taux plein (au plus tard à 67 ans, âge du taux plein d’office), Pôle Emploi cessera le versement des allocations et invitera Monsieur Y à demander ses pensions de retraites. Le gain de cette opération est de 57k€… ! [(2550-3500) x 60 mois*]

Et vous, dans quel cas êtes-vous ?

*Nombre de mois de 62 à 67 ans !

Et si vous cumuliez vos revenus actuels avec votre retraite ?

Demander à percevoir ses pensions ne marque pas obligatoirement la fin de votre carrière active !

Bien au contraire, cette idée reçue doit être abolie au profit d’une utilisation judicieuse du fameux cumul emploi-retraite. Les salariés peuvent ainsi poursuivre une activité rémunérée tout en percevant leurs pensions, et donc améliorer significativement leur situation financière.

Le dispositif de cumul emploi-retraite intéressera grandement le cercle plus réduit des dirigeants et des professionnels libéraux. Sa mise en œuvre, correctement préparée, peut permettre d’optimiser la situation personnelle mais également d’alléger les contraintes financières pesant sur l’entreprise.

Il est évident qu’un dirigeant ou un professionnel libéral percevant ses pensions de retraite dispose d’une sécurité financière qui lui permettra une plus grande variété de stratégies personnelles ou professionnelles (financement de nouveaux projets, réduction progressive de l’activité, préparation d’une cession, etc.).

Outre cette palette de choix plus étoffée, l’aspect financier n’est pas à négliger : la rentabilité intrinsèque du cumul emploi-retraite est réelle dans la plupart des cas.

Il est souvent plus intéressant d’être en situation de cumul emploi-retraite que de déclencher ses retraites au moment de la cessation définitive de son activité. Et ce, malgré l’absence d’acquisition de nouveaux droits une fois les retraites perçues. Bref, à partir de ce moment là vous cotisez à fond perdu !

Il est cependant important de bien maîtriser la règlementation et ses contraintes pour qu’une situation qui pourrait être avantageuse ne génère pas des complications fâcheuses.

Il convient donc de distinguer 2 cas de figure :

  • Le cumul emploi-retraite libéralisé
  • le cumul emploi-retraite plafonné

Le cumul emploi-retraite libéralisé

Il s’adresse à ceux qui ont demandé à percevoir l’intégralité de leurs pensions, et qui ont :

  • atteint l’âge du taux plein d’office (67 ans pour ceux nés à partir de 1955) ou
  • atteint l’âge légal d’ouverture du droit (62 ans pour ceux nés à partir de 1955) et qui ont le taux plein

Dans ce cas, vous pouvez les cumuler sans limite de rémunération.

Le cumul emploi-retraite plafonné

Pour ceux ne respectant ces conditions, la possibilité de cumuler emploi et retraite est plafonnée selon les principes suivants :

  • Une activité salariée : vous pouvez continuer à percevoir vos retraites à condition que le total de vos nouveaux salaires et de vos retraites des régimes alignés et complémentaires salariées ne soit pas supérieur à différents plafonds. De plus, vous devez respecter un délai de carence de 6 mois afin de reprendre une activité salariée auprès de votre dernier employeur. Si vous êtes mandataire social vous devez notifier votre situation par le biais d’un procès-verbal de votre société.
  • Une activité commerciale ou artisanale (Sécurité Sociale des Indépendants) : vous pouvez continuer à percevoir vos retraites à condition que vos revenus professionnels de l’année entière restent inférieurs à la moitié du plafond de la sécurité sociale.
  • Une activité libérale : vous pouvez continuer à percevoir vos retraites à condition que vos revenus professionnels de l’année entière restent inférieurs au plafond annuel de la sécurité sociale.

Lorsque les règles du cumul emploi retraite plafonnées ne sont pas respectées, le versement des pensions est soit suspendu, soit écrêté (en fonction des régimes concernés).

Une méconnaissance des multiples règles peut entrainer une perte financière non négligeable.  Il est donc primordial d’être accompagné dans cette démarche par des experts du sujet…

Les experts techniques d’Origami & Co

Retraite : de la nécessité d’anticiper !

anticiper retraite

Compte tenu du nombre de régimes existants, la règlementation des retraites obligatoires est particulièrement complexe et donc difficile à appréhender. Cet aspect justifie en soi d’anticiper la mise en place de vos retraites pour ne pas subir des conséquences inattendues. De surcroit, cette règlementation évolue régulièrement, avec l’apparition, la modification ou la disparation de divers dispositifs.  La maitrise des mécanismes existants et leur utilisation peut permettre une bonne gestion de la fin de votre carrière et des gains financiers importants.

Encore faut-il pouvoir mettre en œuvre ces dispositifs avantageux avant leur suppression ?

Exemple : les professionnels libéraux disposaient d’une possibilité, souvent avantageuse, de rachat de trimestres au titre de leur 1ère année d’activité libérale.

Le coût du rachat était relativement faible, mais seule une étude approfondie permettait de calculer l’impact financier et la durée exacte d’amortissement.

Ce dispositif de rachat a pris fin le 31 décembre 2016, ce qui restreint dorénavant les possibilités d’optimisations des professionnels libéraux. Si ce rachat n’est plus d’actualité, d’autres peuvent être déployés et il convient de les étudier au plus tôt.

Un indépendant aurait par exemple tout intérêt à s’interroger sur la pertinence d’un rachat de trimestre au titre de la Loi Madelin… avant que ce mécanisme ne soit éventuellement remis en cause par le législateur. Ce fut notamment le cas du rachat « Quevillon » dont l’existence fut de courte durée.

Notons que l’évolution règlementaire des dernières années n’est pas à sens unique. Le législateur a durci ou supprimé certains dispositifs, mais d’autres ont été assouplis. C’est notamment le cas de la retraite « progressive » dont les conditions d’accès ont été largement simplifiées. Ce mécanisme, précédemment peu attrayant, présente dorénavant un intérêt non négligeable.

La règlementation demeure foisonnante et les pistes d’optimisation sont nombreuses comme la régularisation de la carrière, les rachats de trimestres, les conditions de cumul emploi-retraite, etc.) L’important est d’en être conscient et d’utiliser à bon escient les outils fournis par la règlementation actuelle pour optimiser sa situation présente et future.

Pour ce faire, s’entourer d’experts du sujet est incontournable !

Ce constat est également valable lorsque la possibilité de départ en retraite paraît éloignée. Si les conditions de départ en retraite en 2025 ne seront certainement pas les mêmes qu’aujourd’hui, le bon conseil peut néanmoins tout changer !

C’est pour cette raison qu’Origami & Co a inventé OrigamiZen, un service d’audit et d’abonnement pour piloter votre retraite dès 45 ans !

Découvrez les chiffres clés de 2019 pour votre retraite

valeurs retraite 2019

En exclusivité, Origami & Co vous propose de découvrir les nouvelles valeurs concernant votre retraite pour l’année 2019.

Vous avez des questions et souhaitez être accompagné par un expert ? N’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire de contact.

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Interview de Marilyn Vilardebo

Nous vous proposons de visionner l’interview de Marilyn Vilardebo, présidente fondatrice d’Origami & Co, lors de son passage devant les caméras de Lyon Entreprise.

 

Retraite & assurance chômage : nouvelles règles !

Une nouvelle convention d’assurance chômage a été signée le 14 avril 2017.

Cette convention définit de nouvelles règles d’indemnisation et de contribution pour 3 ans. Elles sont entrées progressivement en vigueur depuis le 1er octobre 2017.

La durée maximale d’indemnisation est désormais fixée à :

  • 2 ans (730 jours) jusqu’à 53 ans
  • 2 ans et demi (913 jours) de 53 à 54 ans inclus
  • 3 ans (1.095 jours) à partir de 55 ans

Pour les seniors ayant épuisé leur droit, les allocations peuvent être maintenues jusqu’à la retraite à taux plein, sous réserve de respecter les conditions suivantes :

  • être en cours d’indemnisation à 62 ans
  • être indemnisé depuis au moins 365 jours
  • justifier de 12 ans d’affiliation à l’assurance chômage, dont une année continue ou deux années discontinues dans les 5 dernières années
  • justifier d’au moins 100 trimestres validés (et non pas cotisés)
  • ne pas pouvoir prétendre à la retraite à taux plein

Si vous êtes dans ce cas, il est recommandé de comparer les différents scénarios de calculs mettant en avant votre intérêt financier : retravailler ? percevoir vos pensions ? Si oui, à quelle date optimale ? Rester indemnisé jusqu’à… ?

Nos experts vous répondent précisément sur ces arbitrages !

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RSI-SSI : découvrez le double intérêt du rachat de trimestre au titre de la loi Madelin

rachat loi madelin

Rachat de trimestre : maintien du dispositif de la Loi Madelin pour les artisans et commerçants

En fin d’année 2017, le Régime Social des indépendants (RSI) a été supprimé. Ou plutôt absorbé par le Régime Général sous l’étiquette « Sécurité Sociale des Indépendants ».

Cette réforme a entrainé la disparation de la règlementation applicable au RSI, et son remplacement par celle du Régime Général pour les Indépendants.

Jusqu’alors, les artisans et commerçants affilés au RSI disposait d’une possibilité de rachat de trimestre propre à ce régime : le rachat de trimestre au titre de la Loi Madelin. Ce dispositif est repris par la Sécurité Sociale des Indépendants et les modalités d’application sont conservées.

Dans quelles conditions réaliser ce rachat ?

  • Être artisan ou commerçant affilié à la Sécurité Sociale des indépendants, ou radié depuis moins d’un an.
  • Être à jour de cotisation.
  • Avoir exercé exclusivement une activité indépendante sur la période concernée par le rachat de trimestre.

Quelles sont les périodes rachetables ?

Les artisans et commerçant peuvent effectuer un rachat des six dernières années incomplètes. Par exemple, au cours de l’année 2018 il est possible de racheter les trimestres manquants des années 2011 à 2016.

Dès lors qu’intervient la régularisation définitive des cotisations 2017 en fonction du revenu réel, le rachat de l’année 2017 devient possible et annule la possibilité de racheter l’année 2011.

Quel coût pour ce rachat ?

Le coût du rachat tient compte de la moyenne des revenus non-salariés cotisés (antérieurs à l’année de la demande et actualisés).

Notons que ce rachat est toujours moins onéreux qu’un Versement Pour La Retraite (rachat ouvert à tous et instauré par la Loi Fillon de l’année 2004).

Dans quel but effectuer ce rachat ?

Pour rappel, la formule de calcul de votre pension de la Sécurité Sociale des Indépendants est la suivante :

Pension = Revenu Annuel Moyen * Nombre de trimestres acquis à la S.S.I / Durée de référence * taux de liquidation

Dans certains cas et suite à la réforme des régimes alignés, vos caisses n’effectuent qu’un seul calcul de pension pour la totalité des régimes alignés (Régime Général, Sécurité Sociale des Indépendants et MSA Salariée).

  • Ce rachat peut permettre d’augmenter le taux de liquidation de vos pensions si votre durée d’assurance n’atteint pas la durée de référence pour votre génération lors de la prise d’effet de vos retraites.
  • En parallèle, ce rachat permet également d’augmenter le nombre de trimestre acquis auprès de la Sécurité Sociale des Indépendants.

L’impact est donc double pour un coût raisonnable. Ce rachat est donc souvent intéressant car la durée d’amortissement de l’opération reste courte.

De plus, les trimestres rachetés sont des trimestres cotisés : Ils sont donc pris en compte pour étudier le droit à une retraite anticipée.

Le bénéfice d’une retraite anticipée étant généralement avantageux, il convient de ne pas négliger l’étude d’un dispositif tel que le rachat Loi Madelin.

Les experts techniques d’Origami & Co

La couverture retraite est trop souvent oubliée par les expatriés français, alors même que des solutions existent

Article 24

Seuls 39 % des Français expatriés affirment être couverts pour leur retraite, au-delà du régime local, selon le dernier baromètre Humanis. Pour Marilyn Vilardebo, Présidente d’Origami & Co, il y a un réel manque d’information des futurs candidats à l’expatriation sur un sujet aussi important que sensible.

Lire l’interview complète sur Previssima.